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pourquoi l'afp canada

Depuis la création de la Première ligue canadienne, les joueurs n'ont cessé de s'inquiéter du peu d'occasions qu'ils ont eu de faire entendre leur voix sur les questions touchant à leurs conditions de vie sur le terrain et à l'extérieur. La pandémie de la COVID-19 en a été la preuve la plus évidente. Alors que le secteur s'efforçait de mesurer l'impact de la pandémie sur le sport, les principaux acteurs du milieu se sont réunis pour trouver des moyens d'atténuer la perte de revenus et de permettre un retour au jeu en toute sécurité.

 

Le 7 avril 2020, la FIFA a envoyé un bulletin à ses associations, ligues et clubs membres, leur demandant de consulter les joueurs par l'intermédiaire de leurs syndicats si des changements aux salaires et aux conditions de travail des joueurs étaient envisagés. 

 

Ici, au Canada, exactement sept jours plus tard, la PLC , sans aucune consultation préalable, a reporté les salaires des joueurs de 25 %, une mesure qui est finalement devenue permanente. Toutes ces décisions ont été prises sans consultation avec les joueurs. L'aisance avec laquelle la PLC a pris de telles mesures, malgré la recommendation de la FIFA de consulter les représentants des joueurs, est ce qui a déclenché la lutte pour obtenir la reconnaissance officielle de l'AFP Canada.

 

Le refus de la ligue à prendre en compte l'opinion des joueurs ne s'est pas limitée aux réductions de salaire. Lors de la planification du retour au jeu pour les saisons 2020 et 2021, les joueurs n'ont jamais été consultés de manière adéquate, voire pas du tout, en ce qui concerne l'hébergement, la nourriture, les déplacements, les installations de récupération après les matchs et les protocoles de test COVID-19.

 

Pendant une grande partie de la " bulle " de Winnipeg en 2021, une vague de chaleur record et une mauvaise qualité de l'air due aux feux de forêt dans l'Ouest canadien ont rendu les conditions difficiles pour les joueurs, que ce soit sur le terrain et en dehors. Les joueurs se sont inquiétés du fait que les températures sur le terrain pouvaient entraîner des blessures et des problèmes liés à la chaleur. De plus, les joueurs étaient frustrés de ne pas pouvoir faire valoir leur point de vue, car sans représentation syndicale officielle, la crainte de représailles était toujours présente.

 

Enfin, au fur et à mesure que la ligue développait et mettait en œuvre son programme de tests COVID-19, l'AFP Canada est devenue de plus en plus préoccupée - et l'est encore aujourd'hui - par la collecte, l'utilisation et le stockage des données sur la santé des joueurs. Nous maintenons que les joueurs doivent être inclus dans tout processus impliquant les données et l’information portant sur leur performance et bien-être physique et psychologique. 

 

Au-delà de la COVID, la vie de footballeuses et footballeurs professionnels est précaire. Il n'y a qu'un nombre limité de places dans l'effectif et les carrières sont courtes et les contrats encore plus. La menace constante d'une blessure mettant fin à la carrière, d'une baisse de forme ou même d'un changement d'entraîneur qui peut entraîner une rupture de contrat peut avoir un impact négatif sur le bien-être émotif et financier des joueuses et joueurs. 

 

En fin de compte, les athlètes méritent la dignité et le respect dans leur vie sur le terrain et en dehors. En s'unissant au sein de l'AFP Canada, les athlètes visent à unir et amplifier leurs voix afin de faire part de leurs préoccupations légitimes, de prendre la place qui leur revient au sein de l'industrie et créer  un niveau de responsabilité, d'équité et de transparence qui leur permettront de s'épanouir en tant qu'athlètes et personnes.

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